Lettre d’information – Printemps 2017

Chers amis de Terre de Partage bonjour !

A l’issue de l’Assemblée Générale, Marguerite Despature a présenté sa démission de la présidence de Terre de Partage.
La présidence de Terre de Partage a été confiée à l’unanimité à Catherine Perrouin membre du Conseil d’administration.

Mot de la présidente Marguerite Despature :

« rapide historique : 2007 à Aubazine AG TdP (qui venait de fêter ses 10 ans déjà ! 20 ans) : Cathie Perrouin et Arlette Boutot déjà présentes. Je m’engage à reprendre l’association après un voyage à Madagascar à l’automne 2007 (avec Christian Gaud et Alain Prat).
AG janvier 2008 : officialisation de la reprise avec une nouvelle équipe : Chrisitian Gaut président, Arlette Boutot trésorière et moi secrétaire. Quelques convictions :
. pour appréhender la grande pauvreté il est nécessaire de déplacer nos curseurs rationalistes (ex ; des femmes trop pauvres pour rembourser l’emprunt du micro-crédit..)
. la présence sur le terrain est incontournable et se fait grâce aux missions de Charly Loubignac.
. les malgaches nous apprennent à prendre le temps de la relation et à plonger dans une culture très humaine.
. les sommes que nous avons en caisse sont une DETTE qui doit être largement inférieure aux dons transmis.
. une très petite association a la capacité de « boucher les trous » et nous sommes souvent les seules aides sur certains secteurs :
. pour qu’une association fonctionne dans la durée il faut que chacun y trouve du PLAISIR d’où l’importance de la dimension conviviale.
. dans l’action caritative, le risque est de s’occuper des structures et du fonctionnement et d’oublier la personne qui doit être au cœur de notre action ».

Grand merci à Arlette Boutot qui quitte son poste de trésorière après plus de 10 ans de bénévolat pour TdP !

L’agenda de l’année 2017

Janvier le 26 Assemblée Générale annuelle
Février mission à Madagascar (février-mars)
le 16 rencontre et diaporama avec le CM2 à l’école Jeanne d’Arc-Brive
Avril journée Bol de Riz à l’école J. d’Arc
Juin vente artisanat malgache école J.d’Arc
Septembre vide-grenier au quartier Zola Brive
Octobre mission à Madagascar
Novembre Participation au Festival des
Solidarités à Brive

Manifestations de fin d’année 2016

→ Première participation de TdP à la manifestation nationale « La Semaine de la Solidarité Internationale ». Franc succès pour cette manifestation qui nous permet de mieux nous faire connaitre localement. Un clip d’information et de promotion des actions de solidarité internationale conduites par les association de Brive et soutenues par la mairie de Brive la Gaillarde a été monté par le bureau des Associations de la mairie de Brive la Gaillarde..
→ Deux membres de TdP ont assisté sur Arcachon à l’AG de notre partenaire Tsamad.
→ Mi décembre : remise officielle de la recette de la pièce théâtrale L’AMOUR EN POINTILLÉS, d’après “ Love letters ” De A. G. Gurney jouée au profit de TdP par la Cie la Carpe en résidence au théâtre de la grange

LU DANS LA PRESSE A MADAGASCAR

Sambava – La vanille se vend envers et contre tout 28.06.2017 |
Advienne que pourra. Malgré de nombreux désac-cords avec le ministère du Commerce et de la consommation, depuis fin 2016 avec les professionnels de la vanille, et notamment ceux de la principale région de production du pays, à savoir la Sava, la récolte a tout de même abouti.
La hausse des prix, les spéculations, la dégringolade de la qualité, le cyclone Enawo, la violation des règles et la recrudescence des vols de gousses sur pied n’ont pas démotivé les opérateurs. « La campagne a démarré depuis une semaine dans la région Sava. Des ententes sur les prix de vente ont été trouvées et nous ne sommes pas loin des 1500 tonnes pour cette récolte », soutient Tam Tombo, président de la plate-forme régionale de la filière Vanille dans la Sava, joint au téléphone le week-end dernier. « Les producteurs, au début, ont voulu tabler sur les 300 000 ari¬ary le kilo de la vanille verte, pareil au prix fixé par les producteurs de Nosy Be, il y a près de deux semaines. L’entente, après consultations des diverses parties prenantes, a fixé le prix de vente du kilo à 160 000 ariary pour la Sava », indique encore Tam Tombo.
On apprend toutefois que les collecteurs sont plus riches que les exportateurs, et que les acheteurs ne se ruent pas encore vers les produits. Pour l’heure, on ne sait pas le prix de vente réel appliqué par les producteurs aux collecteurs malgré la mise en place de ce prix «officiel». De même que le prix choisi par les exportateurs sur le marché international. « Ce prix est largement compétitif par rapport aux années précédentes où il atteignait jusqu’à 600 euros le kilo », tient à rassurer le premier responsable de la plate-forme dans la région Sava.
Un opérateur avance toutefois que ce sont les commissionnaires qui dictent le prix à l’international allant jusqu’à 400 dollars le kilo. La hausse est observée depuis l’avènement des trafics de bois de rose dont les capitaux sont blanchis dans la filière vanille. « Le marché est tendu et déconnecté de la réalité », explique Benoît Leroy, directeur du site d’achat et de préparation de vanille de la ville d’Antalaha pour la coentreprise Givaudan-Henri Fraise Fils, au journal Le Monde en janvier de cette année. Pour de nombreux observateurs, il continue à être tendu.
La qualité n’est pas à son top car selon la plateforme nationale de la Vanille (PNF) à Madagascar, sur les 33 345 ha en production à Sava, 15 257 ha auraient subi la force des eaux du cyclone, soit 45,76% de la superficie nationale. Les vols sur pied ont impacté sur le taux de glucovanilline, assurant la qualité aromatique de la vanille. « Je peux assurer que la qualité de la vanille de Madagascar est sans égal », rassure Tam Tombo. « C’est l’un des avantages de la culture sauvage de la vanille », ajoute-t-il.
Les prochains jours justifieront l’état du marché de la vanille. À la veille de la célébration de la fête nationale, les prix des PPN flambent avec le démarrage de la campagne. Les légumes s’achètent à 6000 ariary le kilo, une bouteille de bière à 5000 ariary, le kapoaka du riz atteint 1000 ariary. De nombreux vendeurs ambulants d’électroménagers ou de matelas ont mis le prix fort. Histoire d’y trouver aussi leur compte.L.R.
Madagascar : la ruée vers le saphir L’exploitation, largement sauvage, des pierres précieuses dans les mines du pays est à l’origine d’une véritable économie parallèle SOURCE AFP
Madagascar était le premier gisement mondial de saphir en 2008 © AFP/ ROBERTO SCHMIDT
Suspendue à une fragile construction en bois, la silhouette maculée de terre jaune disparaît sous terre, « armée » d’une barre à mine, d’une simple pelle et d’une lampe frontale. À Madagascar, la chasse aux saphirs est une jungle qui n’obéit à aucune loi.
Sur cette plaine desséchée du sud-ouest de la Grande Île, des centaines de trous juste assez larges pour un homme donnent au paysage un air de zone de guerre. Les mineurs en remontent des kilos de gravats dans un ballet continu. Autour d’eux, des enfants courent et des femmes font la cuisine sous des abris de fortune, le tout sous l’oeil de quelques hommes venus surveiller le site avec leurs fusils de chasse. A Betsinefe, Germinal rencontre Mad Max. Le mois dernier, l’activité de cette mine informelle a été suspendue par les autorités après des échauffourées entre des villageois et des mineurs venus du reste du pays pour y tenter leur chance.
Albert Soja remonte péniblement à la surface. Comme la plupart des mineurs, il ne touche pas de salaire pour ses allers et retours dans les entrailles de la terre. Seules les rares pierres précieuses qu’il trouve lui rapportent quelques dizaines d’euros pièce. « Bien sûr que ça fait peur, mais quand on veut réussir, il faut prendre des risques », lance t-il, un bonnet vissé sur la tête malgré une chaleur suffocante. « Rien que de creuser le trou, ça prend beaucoup de temps, presque deux semaines. Souvent on ne trouve rien… ça peut prendre des mois pour trouver quelque chose d’intéressant. »
Régie par le Code minier en théorie
Faute de saphir à vendre, sa « paie » se résume à quelques portions de riz ou de manioc fournies par un de ses « patrons ». Souvent d’origine srilankaise, ils sont propriétaires des boutiques de pierres précieuses de la ville voisine de Sakaraha. « Les patrons financent notre nourriture et notre matériel. Ça nous permet de tenir le coup, sans leur aide on aurait faim, explique Albert Soja, ensuite, on est obligé de leur vendre les pierres. » Derrière son bureau qui donne sur la rue, Sunil W. J., un de ces « patrons », scrute avec une petite lampe torche les derniers saphirs bleus, roses ou jaunes clairs achetés aux mineurs.
Ses deux gardes armés font la tournée des puits alentours pour « collecter des pierres » et payer la nourriture des mineurs. Les meilleures sont envoyées au Sri Lanka pour y être « polies, taillées et vendues », raconte Sunil dans un anglais rocailleux. Le commerce est juteux. Pour un saphir vendu au Sri Lanka 300 dollars, il verse dix fois moins au mineur. « Il y a des jours meilleurs que d’autres, mais c’est un business qui a de l’avenir », affirme-t-il en riant. Quand vient la question des impôts, Sunil W. J. est soudain moins précis dans ses calculs et évoque une taxe sur ses exportations d’environ 10 % qu’il assure payer aux autorités. Théoriquement, l’extraction des saphirs est régie par le Code minier malgache, qui exige l’obtention de permis d’exploitation et la redistribution d’une part des taxes vers les communes. Mais dans la pratique, l’exploitation largement sauvage des pierres précieuses ne rapporte pas grand chose aux caisses de l’État.
Exportations illégales en pratique : Selon un rapport de la Banque mondiale, environ 250 millions de dollars d’or et de pierres précieuses ont été exportés illégalement de Madagascar en 2011, un chiffre que les experts du secteur estiment encore largement sous-évalué. Le ministre chargé des Mines et du Pétrole ne peut que le reconnaître : « Ces petites mines sont hors du contrôle de l’État, dit Ying Vah Zafilahy, donc on n’a pas de statistique officielle sur leur existence et sur les taxes qu’on peut y prélever. »
« Nous espérons cette année pouvoir les recenser pour les formaliser », promet-il. Découvert à la fin des années 1990, le saphir malgache fournit plus de 40 % de la production mondiale. Avec ses 250 kilomètres de long, le filon de Sakaraha fait partie des plus grands de la planète. De retour à Betsinefe, les kilos de gravats sont convoyés à dos d’homme ou par quelques charrettes tractées par des zébus. Tout est déversé dans le fleuve Fiherena, où des dizaines de villageois s’activent pour tamiser frénétiquement la terre et révéler les pierres précieuses tant convoitées.
Dans le saphir, les « success stories » sont rares. Andry Razafindrakoto, un étudiant de 19 ans de Tulear, la grande ville la plus proche, est malgré tout venu essayer de faire fortune. Sur un gisement voisin, il a réussi à vendre pour 4 millions d’ariarys (1 130 euros) de pierres précieuses qui lui ont permis d’acheter du matériel et d’avoir aujourd’hui une petite équipe de neuf mineurs sous ses ordres. « Je suis venu faire du saphir, car c’est difficile de trouver du travail dans un autre domaine », explique-t-il. Malgré des résultats très improbables, l’extraction des saphirs demeure le seul avenir de milliers de villageois de la région dans une île très pauvre.

MISSION PRINTEMPS 2017

Un représentant du Conseil d’Administration de l’association Terre de Partage a effectué du 24 février au 30 mars 2017, un audit d’utilisation des dons dans tous les lieux malgaches où nous avons des actions. Les renseignements obtenus ont permis, lors de notre réunion du 7 Avril 2017, de faire le point et grâce aux éléments recueillis, nous avons pu  ajuster nos dons au plus prés.

Ce voyage a permis,  d’envisager d’autres projets, tels « les orphelins de Mananjary »,  et une collaboration éventuelle avec l’Association Bel Avenir pour la formation d’adolescents dans le métier de menuisier.

Notre voyage de fin d’année nous permettra d’affiner ces projets afin de venir en aide à un maximum d’enfants dans le besoin.

IMPRESSIONS ET PHOTOS SUR LE TERRAIN A MADAGASCAR
Quelle joie alors de recevoir les nouvelles suivantes :
– D’une école primaire publique à Fianarantsoa : « grâce aux dons de « Terre de Partage », les enfants qui ont pu manger à la cantine de notre petite école cette année ont tous été reçus au CEP (Certificat d’Etudes Primaires) ! »
– Ou encore d’une classe d’alphabétisation de l’école Notre Dame de Nazareth à Tuléar qui permet ensuite à ces enfants de franchir la porte de l’école primaire : « les parents des enfants de la rue mettent leur enfant à l’école parce qu’ils savent qu’ils auront un repas ! »
– Ecole Ste Thérèse à Antsenavolo, le 4 sept 2016 ( MANANJARY )
« Bien chers amis bienfaiteurs, C’est avec grande joie que je vous écris ce petit mot au nom de l’école et tous les parents d’élèves pour exprimer notre joie et notre remerciement à vous. Nous rendons grâce à Dieu pour l’année 2015-2016 qui s’achève et pour le résultat scolaire qui est satisfaisant. C’est grâce à vous, chers amis bienfaiteurs, que les élèves puissent continuer leurs études à l’école. Vous les avez aidés beaucoup en les nourrissant à la cantine, surtout pour les enfants pauvres qui n’ont rien ! Je vous remercie beaucoup. Que Dieu tout Puissant vous rende centuple tout ce que vous avez fait aux plus pauvres et donne la grâce nécessaire dont vous avez besoin. Nous souhaitons encore que notre collaboration continue toujours dans la fraternité et dans la confiance ! Bien fraternellement Sr Chrystine »

Bancs fabriqués pour l’école de brousse près de Mananjary début 2017

Janvier 2017 – Assemblée Générale de Terre de Partage

Nous vous renouvelons très sincèrement notre reconnaissance pour votre confiance, votre fidélité et votre générosité – Bon été à tous Catherine Perrouin

VELOMA et MISAOTRA ! Au revoir et merci !

 

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