Les Assises de la coopération internationale viennent de s’achever à Antananarivo. La délégation Nouvelle-Aquitaine poursuit son parcours dans la région Itasy, au cœur de son action de terrain.

Qu’ils soient élus, techniciens, agents de développement en mission sur place, ou même journalistes, tous les Français présents au 2e Assises de la coopération internationale des collectivités territoriales à Madagascar peuvent en attester : les attentes sont énormes chez les maires et chefs de région malgaches. Cartes de visite en mains, les élus locaux n’ont eu de cesse pendant les trois jours qu’a duré ce grand remue-méninges de la coopération de solliciter des entretiens aux Français, afin de présenter leurs projets.

 

Des machines outils dans les lycées

Il faut dire que les besoins sont énormes. Avant de conclure ces Assises, mercredi, (lire ci-contre), Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, qui conduit une délégation composée d’élus et de techniciens, avait à nouveau pu s’en rendre compte lors de la visite du lycée technique d’Alorabia dans la banlieue d’Antananarivo, la capitale malgache. Là, et dans deux autres lycées de l’île, la Région (alors Aquitaine) avait donné, en 2014, des machines outils qui n’étaient plus adaptés aux apprentissages en France. Une action menée en parallèle de celles destinées à la jeunesse et à la formation agricole qui concerne, dans le cadre d’un contrat de coopération de plus grande envergure, la région d’Itasy. Si les résultats sont probants dans les lycées techniques avec des résultats au bac qui sont passés de 25 à 75 % en cinq ans, que dire de l’évolution des techniques agricoles dans la région centrale de l’île…
« Comment peut-on mobiliser aujourd’hui au-delà des politiques, les lycées, les entreprises avec lesquelles il faut rédiger une charte éthique pour garantir l’indépendance du pays ? », s’interroge Alain Rousset. « Faire émerger la créativité et la responsabilité des territoires est essentiel dans des partenariats d’égalité sur l’ensemble des champs de la coopération, y compris sur la décentralisation ».

 

Décentralisation

Un sujet qui tient à cœur du président du Conseil régional mais qui prend un sens tout particulier à Madagascar où les chefs de région sont désignés par le Premier ministre, sans élection. Ce dernier n’a pas manqué de réaffirmer son attachement à cette notion mais il est vrai que les élections présidentielles auront lieu en fin d’année…
« Je vais donc reprendre mon bâton de pèlerin » a annoncé Alain Rousset devant un parterre d’élus locaux. Et d’expliquer un peu plus tard qu’« il faut multiplier les coopérations et passer le relais à la société civile. Nous ne pouvons pas rester indifférents à la misère. »
 

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